Ce projet va permettre une production et une utilisation locales avec des conséquences positives sur l'environnement : importante réduction des émissions de gaz à effet de serre via une réduction du transport et de l'énergie nécessaire à la production de cet engrais.
Dans un contexte mondial où il est devenu impératif de produire plus et mieux,
Euralis s'est donné une mission : accompagner ses adhérents dans cette transition
qui vise à une agriculture plus respectueuse de l'environnement
tout en maintenant leur performance économique.
Dans notre volonté d'être au plus près de nos adhérents et de les accompagner dans les changements majeurs, nous nous sommes engagés dans le plan Écophyto 2018. Seul distributeur aquitain à s'y impliquer en direct et le plus représenté dans le dispositif en nombre d'adhérents, nous participons au programme qui vise à réduire, si possible de 50 %, l'utilisation de produits phytosanitaires d'ici à 2018. Karl Todeschini, viticulteur à SaintÉtienne- de-Lisse (33) et membre du réseau, travaille en partenariat avec Nicolas Bastien, responsable technique vigne. Il témoigne : “ Grâce à Nicolas, nous allons avoir en main tous les critères de décision - contraintes, atouts, sol, matériel - pour mener à bien l'expérience. Ce travail main dans la main est précieux, sans oublier son partage d'expérience sur d'autres exploitations qui peut nous servir. C'est également très intéressant pour nous de participer à Écophyto. Nous allons effectuer des calculs d'indices, des analyses d'éléments, que je n'aurais jamais entrepris seul ”.
Nous avons passé un accord unique en France avec l'Agence de l'eau Adour-Garonne, qui regroupe 25 départements. À nos deux structures, nous associons nos compétences pour développer des pratiques favorisant la protection de l'eau potable et le maintien des revenus agricoles.
Cet accord prévoit de développer des cultures peu consommatrices d'intrants sur les zones de captage, comme le chanvre (1 000 ha en 2010), l'agriculture biologique ou les cultures fourragères. Avec l'Agence de l'eau, nous nous associons dans la mise en oeuvre de mesures techniques et financières pour inciter les agriculteurs à préserver durablement la ressource en eau potable tout en maintenant leur revenu, source de pérennité.
Depuis 2008, et le lancement de l'usine Agrofibre, unité de première transformation du chanvre située à Cazères (31), la culture du chanvre industriel se pérennise. Cette culture, qui ne nécessite pas de traitements phytosanitaires, un très faible apport en eau, est une excellente tête d'assolement qui contribue à l'amélioration de la structure des sols. En 2011, 950 ha ont été ensemencés, dans un rayon moyen de 80 km autour de l'usine afin de réduire les opérations de transport de la matière première.
Avancée majeure en 2011, nous avons testé, en partenariat avec la Cavac, une toute nouvelle machine permettant la récolte combinée de la paille et des graines. Avec des gains de productivité et de nouveaux débouchés, les agriculteurs seront les premiers bénéficiaires de cette innovation, synonyme pour eux de revenus supplémentaires.
Nous avons signé, avec le groupe pétrolier Total, une convention afin d'étudier et de mettre en oeuvre des projets innovants pour renforcer le développement régional. Cette démarche est basée sur une recherche de synergies entre les besoins énergétiques et économiques de nos agriculteursadhérents et les activités industrielles de la plateforme Total de Lacq (64). Un des axes de travail à l'étude vise à valoriser les débouchés de nos producteurs de chanvre auprès de la société Total Petrochemicals pour la fabrication de biomatériaux. L'autre axe de travail réside dans la valorisation des sous-produits de la plateforme de Lacq.